Quelles plantes choisir ? Où peut on les trouver ?
Plantes fraiches
Aussi souvent que possible, il vaut mieux utiliser les plantes dans leur prime fraîcheur. Comme toute matière vivante, leurs éléments de base constituent des forces dynamiques interagissant avec
les différents systèmes de l'organisme humain, eux-mêmes en continuel processus de transformation. On doit aussi s'assurer de leur provenance. Ont-elles été cultivées selon les principes
biologiques? L'endroit d'origine était-il à l'abri des polluants? (Il faut éviter, par exemple, les plantes cultivées à proximité d'une route très fréquentée, etc.)
L'idéal est, évidemment, de cultiver soi-même des plantes médicinales dans les meilleures conditions possibles. Sinon, on s'adressera à des personnes qui nous ont été recommandées ou que l'on
connaît personnellement.
La plupart des annuelles se cultivent assez facilement en contenant : souci, basilic, persil, de même que certaines vivaces, particulièrement le romarin et la verveine citronnée, qui ne supportent
pas nos hivers rigoureux et gagnent à être rempotés à l’automne, après leur séjour estival au jardin.
Pour la culture en pot, choisissez un terreau pour plantes d’intérieur du commerce, ou composez le vôtre avec, en parts égales, du compost (de fumier de mouton ou de crevette), de la mousse de
tourbe.
vous pouvez cultiver au jardin plusieurs variétés de sauge, de menthe, de thym, sans compter les nombreux basilic, qui présentent des formes, des couleurs et des saveurs multiples.
Certaines plantes médicinales peuvent carrément remplacer le gazon, limitant ainsi la corvée de tonte ainsi que la pollution qui vient avec, tout en fournissant un matériau abondant pour vos
infusions. Citons entre autres les diverses variétés de thym miniature et la camomille.
Si vous disposez d’un petit coin à l’ombre ou à la mi-ombre, semez de la valériane, cette grande vivace dont on récolte la racine. Et si vous avez la chance d’avoir à votre disposition un boisé où
poussent de grands érables, plantez de l’hydraste, de l’actée à grappes noires et de la rhodiole.
Plantes séchées
Dans l'impossibilité de se procurer des plantes fraîches, on peut employer des plantes séchées. Le mieux est alors de s'approvisionner chez un bon herboriste, car pour garder leur efficacité, les
plantes séchées nécessitent des soins attentifs.
La majorité des sachets prêts à l'emploi que l'on vend dans les grandes surfaces sont d'une efficacité toute relative, voire nulle, sans compter que leur provenance pourrait s'avérer douteuse.
La récolte
Cueillir sans détruire
Ne cueillez jamais la totalité d'une production, laissez sur place toujours au moins un tiers des plants. Il faut explorer autour de la plante afin de s'assurer qu'il existe d'autres spécimens de
son espèce. Vous pouvez par contre cueillir sans réserve le pissenlit, l'ortie et la primevère officinale qui sont des espèces robustes et qui se reproduisent en abondance.
- Ne ramassez jamais un spécimen isolé ou les espèces présentes en haute montagne.
- Ne déracinez pas une plante, à moins de vouloir utiliser spécifiquement la partie souterraine. Faites-le uniquement pour les espèces répandues et localement abondantes.
- Cueillez délicatement pousses, feuilles ou fleurs entre le pouce et l'index en les coupant avec l'ongle pour éviter de déraciner la plante.
- Ne cueillez que quelques feuilles sur chaque espèce et selon sa taille. La plante a besoin de photosynthèse pour se renouveler.
- Ne cueillez pas toutes les fleurs et les graines d'une plante annuelle, elle en a besoin pour se reproduire l'année d'après.
- Les baies et les noix sont en saison la nourriture principale d'animaux sauvages tels que les oiseaux ou les écureuils, n'oubliez pas de leur en laisser.
- Laissez les plantes toxiques en place, elles contribuent à l'éco-système.[/size]
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N'ayez jamais recours à des plantes que vous ne connaissez pas ou dont vous ne connaissez pas les propriétés.
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Apprenez à reconnaître les plantes toxiques
- Triez votre cueillette au moment de la récolte puis de nouveau lors de la préparation.
- Choisissez des plantes sauvages qui poussent loin des zones cultivées, des routes très passantes (pollution), des lieux fréquentés par les chiens ou les chats. Certaines plantes tout à fait
comestibles peuvent devenir dangereuses à cause de parasites tels que la douve du foie (rencontré souvent dans le cresson sauvage) ou l'échinococcose (transmis par les selles des chiens et des
renards).
Cueillir pour réussir la conservation
Les plantes se récoltent par temps sec,car les plantes mouillées sont plus difficiles à conditionner par la suite.
- Cueillez les plantes jeunes car leur concentration en substances actives est plus élevée que les plantes adultes.
- Si vous partez cueillir plusieurs espèces en même temps, prenez soin de bien transporter vos récoltes séparément. Évitez les sacs en plastique qui, avec la vapeur d'eau émise par les plantes,
permettraient la prolifération de champignons. Les sacs en papier ou en tissus sont donc à privilégier.
- Les racines, rhizomes, tubercules et bulbes se récoltent à l'automne pour les plantes annuelles ou au printemps pour les autres.
- Tiges : la récolte se fait à l'automne.
- Sommités fleuries : la cueillette se fait au début de l'épanouissement et surtout avant la fécondation.
- Bourgeons : fin d'hiver, début du printemps, avant la montée de sève.
- Les bourgeons se récoltent dés leur apparition en début de printemps.
- Les feuilles avant la fermeture des boutons qui donnent les fleurs.
- Les fleurs au début de leur épanouissement.
- Les fruits à maturité.
- Les graines à pleine maturité.
Le séchage
Mode de conservation par excellence, il faut cependant que cette opération se fasse rapidement pour éviter l'altération des plantes, leur fermentation et la perte d'une partie ou la
totalité de leurs principes actifs, le but étant d'enlever aux plantes l'eau qu'elles renferment.
1- Ne pas les rincer à l'eau sauf pour nettoyer les racines.
2- Ôtez le bois et les tiges épaisses avant et après dessiccation.
3- Bien les étaler ou les suspendre dans un endroit ventilé à l'abri du soleil pour les faire sécher. Les plantes doivent conservées dans un endroit sec et bien aéré
4- Les plantes cueillies entières, comme les branches de laurier ou de lavande, (la citronnelle également ou les branches d’arbustes), peuvent être suspendues au plafond en bouquets. On les lie par
variété et par bottes, on les pend par un fil. On rassemble 15 à 20 branches par la base à l’aide d’un lien et en faisant en sorte que l’une des parties mesure au moins 20 cm pour facilité
l’accrochage. On les suspendra en premier au soleil pour qu’elle fanent rapidement et ensuite on les place à l’ombre dans un lieu exempt d’odeurs avec une température relativement stable.
Une fois nettoyés, les tubercules ainsi que les racines sont coupés en morceaux. Les racines doivent être bien lavées de leur terre et séchées dans un four chauffé à 50 °C ou sur un radiateur bien
chaud.
Faîtes sécher les fleurs et les feuilles, les morceaux de racines, bien espacés sur un tissu, ou un tamis. Prévoyez donc de la place.
Les baies, et les graines sèchent facilement dans une simple boîte en carton ou une petite caisse à condition de les secouer quotidiennement.
Le séchage est le moyen de conservation le plus simple. On peut également passer par la congélation ou préparer vins, onguents, sirops. Certaines feuilles se prêtent mieux à la congélation La fin
du temps de séchage : à l’air pendant deux voire trois semaines est atteinte lorsque les tiges se cassent, que les nervures des feuilles se brisent légèrement, qu’elles bruissent, quand les baies
et que les racines sont dures.
La conservation
1- Les plantes se conservent dans un sac en papier, une poche en tissu, un pot en fer, en grès ou en verre, dans un endroit sec et à l'abri de la lumière. Je veux dire que les plantes séchées sont
rangées par variétés, toujours dans des flacons opaques, des récipients toujours fermés hermétiquement. Jamais en pleine lumière.
2- Pensez à étiqueter votre récipient avec les noms et dates de récolte ou leur provenance. Utilisez toujours le même pour une plante afin de ne pas mélanger les arômes.
En général la durée de conservation ne dépasse pas un an. Si non elles perdent leurs principes actifs…
procédés utilisés
On retrouve l'usage des plantes sous différentes formes:
-Infusion: souvent composées de plusieurs plantes médicinales associées selon certaines règles.
Pour ces préparations on utilise des récipients comme le verre ou la porcelaine car les objets métalliques peuvent altérer les principes actifs. Il faut aussi ne pas en abuser (4 à 5 semaines par
traitement) mais certaines infusions font bien sur exception.
- sirop : afin de constituer un sirop, on mélange de l'extrait obtenu à base d'herbes avec un sirop au sucre refroidi ( 150 à 200 g de sucre dans 100 ml d'eau).
-
décoction
- teintures: des parties végétales fraîches, séchées et râpées sont mélangées pour 1/ 5 ème à de alcool à 70°, le mélange est ensuite conservé à température ambiante pendant une à
six semaines.
On secoue le bocal de temps à autre. Ensuite on filtre la préparation et on conserve les extraits dans des bocaux opaques.
-
huile essentielles: On retire les principes volatiles de la plantes soit en la mettant à la vapeur d'eau chaude et en recueillir la condensation ou soit par pression du contenu
des poches sécrétrices ( à chaud ou à froid). nous en reparlerons plus tard.