Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 00:40

Employé par des peuples germaniques entre le IIe et le XIVe siècle de notre ère, l'écriture runique a été employée pour un grand nombre d'inscriptions retrouvées sur des poinçons, des anneaux, des fers de lances mais aussi et surtout sur pierre. Il s'agit en général de textes très courts. L'une des inscriptions les plus longues, celle de la pierre d'Eggjum en Norvège, ne compte que 200 signes. La plupart des textes a avoir été conservés ont été rédigés sur des stèles funéraires pour honorer un disparu.

Le terme "rune" semble indiquer qu'au départ l'écriture runique a dû être l'apanage d'une élite. On peut en effet le rapprocher du vieil islandais runar (secret), du vieux saxon runa (chuchotement) mais aussi de l'irlandais run et du gallois rhin (secret, mystère).

Dans sa version la plus ancienne qui soit connue et qui demeure quasi inchangée du IIe au IXe siècle de notre ère, l'alphabet runique ou fuþark (du nom de ses 6 premières lettres), possède 24 lettres réparties en trois groupes (aettir) de 8. Chacune de ces lettres est associée à un nom dont la prononciation fixe la valeur phonétique de la rune. f se note ainsi fehu, bétail. Ce nom n'est pas un simple moyen mnémotechnique car si jamais sa prononciation varie, la valeur phonétique de la rune associée change avec lui. C'est ainsi qu'on a constaté d'assez fortes variations dans le temps comme dans l'espace pour les valeurs phonétiques des runes.
Dès le IIIe siècle on trouve des inscriptions runiques, d'une part dans le monde Goth (pointe de lance de Kovel) et d'autre part en Scandinavie (inscription de Torsbjerg). A partir du VIe siècle on commence également à connaître des inscriptions en Germanie continentale (fibule de Freilauberheim) et en Angleterre (couteau de la Tamise).
Vers 800, les runes cessent d'être utilisées en Europe continentale mais on continue à y avoir recours en Scandinavie et en Angleterre.

Au IXe siècle, le fuþark évolue en Angleterre par l'ajout de nouveaux caractères. Le fuþark passe de 24 à 28 puis 33 lettres. On introduit de nouveaux sons tels que A, OE, EA, IO, Q et ST.
Au cours des siècles suivants ces alphabets sont peu à peu évincés par l'écriture latine. Les derniers textes runiques connus sont des manuscrits rédigés entre le XIIe et le XIVe siècle.







source: http://gentechspace.free.fr/barrabe/patrick.htm

Par Anne & Louise - Publié dans : Les runes
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