Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 23:59
Le jardin médiéval

Le jardin médiéval est un jardin clos, qui s’inspire des jardins des cloîtres et qui est divisé en espaces réguliers délimités pas des treillages et des ouvrages de bois.
On peut s’y asseoir sur des banquettes de gazon fleuri renforcées parfois par des murets de tuiles.
Le jardin associe :

1- Un herbularius ( jardin de simples : plantes aromatiques et médicinales)

2- Un hortus (jardin potager)

3- Un viridarium (verger plantés d’arbres fruitiers agencés en
forme de croix et qui sert de cimetière)

4- Un jardin d’agrément ( avec bancs, fontaine, endroits secrets et de repos)

jardin médiéval

Le jardin des simples

La charité fait partie des devoirs essentiels des chrétiens, en conséquence, les moines ont étudié les plantes et les remèdes en général expérimentant eux-mêmes dans leurs jardins à partir de ces connaissances livresques et de la coutume. L’herbularius (de herba, herbae : herbe, on trouve aussi erbarium botanicum, hortus botanicus) est un jardin où l'on cultive des plantes médicinales : simplicis medicinae, simplicis herbae, appellations latines qui n'utilisaient pas encore la forme substantive que donnerait le français à la plante elle-même, mais où l'adjectif qualifie de simple un remède (medicina) ou une herbe (herba) constitués d'une seule substance (pensait-on). On la pensait donc simple, peu complexe, par opposition au mélange composé (composita) ou alambiqué (au sens propre) de la médecine savante. Ajoutons que le mot drogue, apparu vers le XIVe siècle, viendrait, par le néerlandais, de l'ancien anglais driggen, qui signifie "sécher", ce qui indique l'importance des plantes médicinales dans la pharmacopée médiévale…

Le jardin médicinal est omniprésent dans les monastères chrétiens, et ce jardin des simples se situe en général dans l'espace de l'infirmerie, souvent près de l'apothicaire rie, mais aussi de la maison des saignées ou du cloître, conformément au modèle du plan de Saint-Gall.

jardins de simples

Vertus magiques

Le moine apothicaire, qui est souvent le moine infirmier, mais aussi tous ceux qui étudieront les plantes resteront jusqu'au XVIIe siècle (et même plus tard) et influencés par toutes sortes de traditions, issus de l'expérience, mais souvent superstitieuses et magiques. Par ailleurs, ils feront dire aux plantes, créés par Dieu pour l'Homme, que leur forme, leur couleur, leur habitat, ont des analogies avec les maladies ou les organes du corps. Bien compris, ce langage analogique devait leur permettre d'en tirer les bienfaits (quand d'autres en chercheront les maléfices, bien sûr!). Cette idée est appelée un peu improprement "théorie des signatures" Depuis la nuit des temps, en effet, de nombreuses sociétés humaines croient aux correspondances magiques entre les plantes et d'autres éléments naturels.
On ne cultivait pas dans les herbularius uniquement des simples, mais on les associait souvent aux plantes aromatiques et aux condimentaires qui, pour une bonne part, ont aussi une faculté curative. Il n'existe pas beaucoup de textes à ce sujet pour se faire une idée très précise de la question. On utilisa d'abord en majorité des espèces locales puis l'orient et le nouveau monde nous firent connaître à la fois leurs plantes exotiques et de nouvelles espèces s'acclimatèrent dans les jardins occidentaux.


Jardin celtique

Le jardin celte est un potager sur élevé par rapport au jardin primaire et entouré de grosses pierres tels que des ardoises…

Par Anne & Louise - Publié dans : Phytothérapie
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